Jean Gosset (1912-1944)

Le BCRA et la création des réseaux

Libération-Nord
Les résistants de France, pour rendre leur action plus cohérente, ressentent le besoin d’établir des contacts avec la France Libre, à Londres

C’est ainsi que Christian Pineau se rend en Angleterre en mars-avril 1942, y rencontre le Général de Gaulle et aussi André Dewavrin, dont le pseudonyme est Passy, le chef des services secrets de la France Libre. Le SR (Service de Renseignements ou 2e Bureau) est devenu, au début de 1942, d’abord le BCRAM (Bureau Central de Renseignements et d’Action Militaire) et, quelques mois plus tard, simplement le BCRA.

Passy confie à Pineau le soin de créer un réseau de renseignements qui prend le nom de Phalanx (la phalange). La France étant coupée en deux, il fallait en réalité deux réseaux. Pineau prend la direction de celui de la zone sud (Phalanx ZNO : zone non-occupée) et confie à Cavaillès celui de la zone nord (Phalanx ZO : zone occupée).
C’est ce réseau, créé officiellement en avril 1942, qui prendra à la fin de la même année le nom de Cohors (la cohorte).

On peut faire une distinction, un peu théorique cependant, entre un mouvement, comme Libération-Nord, qui exprime des opinions, les diffuse grâce à un journal clandestin, et essaie de rassembler le plus grand nombre possible de patriotes, et un réseau, généralement rattaché à un mouvement, qui se spécialise dans l’action.

Extrait de « Sur les traces de Jean Gosset »