Jean Gosset (1912-1944)

Jean Cavaillès

Jean Gosset cherchait déjà activement des contacts pour la Résistance à la fin de 1940 et n’en trouvait guère de satisfaisants
En 1941, il est mis en rapport avec Cavaillès… qu’il connaissait d’ailleurs déjà, puisqu’il avait suivi ses cours comme agrégatif en 1934- 1935 à l’E.N.S.

Jean Cavaillès, né en 1903, avait lui aussi fait la guerre comme officier. Après avoir été fait prisonnier en juin 1940, il s’était évadé en juillet de Belgique, puis avait repris le poste qu’il occupait depuis 1938 à l’Université de Strasbourg… Avec Emmanuel d’Astier de la Vigerie et Lucie Aubrac il a créé un petit groupe de résistance qui devient Libération-Sud. En mars 1941, il est nommé chargé d’enseignement à la Sorbonne.
Dès son arrivée à Paris, il rejoint Christian Pineau, fondateur de Libération-Nord, et entre au Comité directeur du mouvement. Ce mouvement s’occupe alors surtout de propagande et diffuse un journal clandestin : Libération – édition de zone Nord. Cavaillès y participe et y écrit des articles, mais s’oriente en même temps vers l’action. Pour cela, il a constitué autour de lui de petits groupes, par relations personnelles.

 Valmy- juillet 1941 Jean Gosset, de son côté, a également écrit dans des journaux clandestins (on cite Valmy, “L’Aile française” : il s’agit peut-être des Petites ailes), fabriqué et distribué des tracts. Mais pour lui aussi c’est maintenant l’action qui prime. Il pense pouvoir compter sur quelques relations qu’il a nouées en Bretagne lorsqu’il enseignait à Brest et en particulier lors d’une rencontre du groupe Esprit à Roscanvel en 1938.
Cavaillès confie sans attendre à Gosset une mission de renseignements à Brest.

Le 28 août 1943, Jean Cavaillès est arrêté à Paris, boulevard Saint-Michel. Une souricière dans laquelle tombent, entre autres, Fustier et sa femme (sœur de Cavaillès), Préau (P. Thiébaut) et Robert (Bernard Maupoil). Ils sont détenus à Fresnes puis à Compiègne. Cavaillès sera jugé, condamné à mort et immédiatement exécuté à Arras, le 17 février 1944.
On ne l’apprendra qu’en 1945 et Jean Gosset n’en sera jamais informé.

Extrait de « Sur les traces de Jean Gosset »