Jean Gosset (1912-1944)

L’enfance

Marcelle, Jean et Lucien
Ce que je savais de l’enfance de mon père tient en deux mots : c’était un enfant sage

Les deux frères, Jean et Lucien, étaient, si j’en crois la rumeur, des enfants dociles, des élèves studieux et brillants, élevés surtout par leur mère, certainement moins proches de leur père.

Janine est certainement la personne qui a le mieux connu mon père pendant son enfance et son adolescence. Marcelle et Henriette [leurs mères respectives] se voyaient beaucoup, « presque tous les jeudis, quelquefois le soir après la classe. On allait les uns chez les autres, les enfants faisaient leurs devoirs et jouaient ensemble. » Jean était l’aîné de ces quatre enfants, « pas du tout protecteur », d’après Janine, il était « plein d’imagination », et souvent c’était lui qui organisait les jeux « pas du tout brutaux », dans le petit appartement parisien.

Jean et Lucien 1917

C’est Jean qui m’a initiée aux mystères et beautés du tour de France cycliste et notre grand champion était Bottechia (en 23 ou 24). Nos parents étant pacifistes, on n’avait pas droit aux armes et soldats de plomb. Cela ne nous manquait guère, on avait les chevaliers du Moyen Age, l’Iliade, etc. Quand par hasard chez d’autres amis il y avait fusils, revolvers et soldats on trouvait cela très amusant. (Janine)

Extrait de « Sur les traces de Jean Gosset »